Le 7 décembre 2007
Toronto (Ontario)
La version prononcée fait foi
Bonjour et merci de votre accueil si chaleureux!
C'est avec grand plaisir que je m'adresse à vous aujourd'hui pour vous parler de l'engagement du gouvernement conservateur envers l'infrastructure et les collectivités canadiennes, et plus particulièrement de son engagement à l'égard de la région du Grand Toronto. Je sais que mon collègue Jim Flaherty s'est adressé à vous de nombreuses fois ici à Toronto - il fait d'ailleurs de l'excellent travail à titre de ministre des Finances, et l'Ontario en bénéficie largement comme vous le savez tous.
À titre de Canadiens, de leaders au sein des collectivités, de représentants élus, nous visons tous le même but : nous cherchons à nous assurer que nos collectivités se démarquent et prospèrent, et qu'elles nous permettent de jouir du plus haut niveau de vie possible. Pour la région du Grand Toronto, il faut aborder la question de l'encombrement routier et appliquer des solutions aux problèmes du transport en commun.
À titre de conseiller municipal et président de la Société de transport pour la ville de Gatineau - de l'autre côté de la rivière des Outaouais - j'ai toujours été préoccupé de la qualité de vie de mes électeurs. Et aujourd'hui, à titre de ministre fédéral des Transports, de l'Infrastructure et des Collectivités, je continue de me concentrer, à l'échelle nationale, sur les défis auxquels nos villes et leurs infrastructures doivent faire face.
De quelle façon les villes comme Toronto réussiront-elles à s'adapter et à effectuer les investissements nécessaires pour faire face à la pression croissante sur l'infrastructure en place et le besoin d'en construire de nouvelles? De quelle façon les instances supérieures du gouvernement peuvent-elles contribuer à ces besoins tout en respectant les responsabilités constitutionnelles des villes?
La solution réside dans la collaboration entre tous les paliers de gouvernement et le secteur privé ainsi que dans un engagement à long terme favorisant la planification délibérée reposant sur des sources de revenus sûres.
Nos échanges de l'été et l'automne derniers avec les provinces, les territoires et les administrations municipales nous ont confirmé la nécessité :
Les discussions ont également fait ressortir qu'il fallait franchir le stade de la stratégie pour passer à l'action en ce qui a trait à l'ensemble de l'infrastructure.
Il reste important de souligner que le gouvernement libéral précédent nous a laissé une infrastructure critique et problématique, et que notre gouvernement a agi rapidement pour hâter la mise en place d'un programme d'infrastructure de classe mondiale au pays.
Le 6 novembre, le premier ministre a lancé le plan d'infrastructure de 33 milliards de dollars Chantiers Canada. Il s'agit du plan de ce type le plus complet de toute l'histoire du Canada. Il prévoit une aide financière définie qui s'étendra sur la plus longue période d'engagement jamais appliquée par un gouvernement fédéral depuis 50 ans.
C'est pourquoi je suis plutôt perplexe devant la réaction de certains leaders municipaux canadiens à la suite de l'annonce de cette initiative du gouvernement du Canada.
Dès le début de notre mandat en 2006, notre gouvernement a reconnu l'urgence d'investir dans l'infrastructure.
Les amateurs de hockey comprendront que j'estime que nous avons atteint le but grâce au plan Chantiers Canada.
Comme je viens de le dire, aucun autre gouvernement fédéral de l'histoire canadienne n'a jamais consenti un si grand investissement sur un période si longue pour moderniser l'infrastructure.
Il faut cependant signaler qu'aucun palier de gouvernement ne peut à lui seul aborder pleinement les difficultés relatives à l'infrastructure auxquelles notre pays fait face. Et je suis fier de dire que le partenariat est un processus réciproque. C'est donc dire qu'ensemble, le gouvernement du Canada, les provinces, les territoires et le secteur municipal, nous devons collaborer à relever le défi. Je sais que c'est ce que les Canadiens attendent de leurs gouvernements.
En d'autres termes, nous avons besoin de laisser de côté la rhétorique et la recherche de coupables, et de passer à l'action. Le gouvernement fédéral offre une aide financière. Il est temps de donner le premier coup de pioche. Et cette étape, mesdames et messieurs, doit être franchie par les municipalités étant donné que ce sont elles qui possèdent la grande partie de l'infrastructure publique du Canada.
Le nouveau plan du gouvernement canadien accorde 33 milliards de dollars répartis sur sept ans, soit :
Ces investissements constituent une contribution importante et répondent aux besoins d'infrastructure des municipalités, des provinces et des territoires. C'est une aide financière consacrée à des éléments qui importent pour les Canadiens, par exemple de l'eau propre, un transport en commun plus efficace, des routes sûres et l'énergie verte.
Dans l'ensemble, notre approche fait ressortir l'étendue de l'engagement fédéral et confirme notre respect des diverses administrations de même que notre détermination à collaborer aux enjeux soulevés durant les échanges qui ont servi à élaborer le plan.
Déjà, nous avons signé des ententes-cadres aux termes de Chantiers Canada avec la Colombie-Britannique et la Nouvelle‑Écosse. Plus tard cet après-midi, mon collègue au Cabinet, Greg Thompson et le premier ministre du Nouveau-Brunswick feront une importante annonce pour la province du Nouveau-Brunswick. J'espère que l'Ontario adhérera bientôt au plan de sorte que l'aide financière se déverse dans la province et que les travaux soient entrepris très bientôt.
Aux termes de Chantiers Canada, la province de l'Ontario recevrait plus de 7,7 milliards de dollars en sept ans, ce qui signifie que Toronto recevra également une aide financière en vertu de la prolongation du Fonds de la taxe sur l'essence. En fait, 4,4 milliards de dollars de ce montant seront alloués directement aux villes de l'Ontario. De plus, la Ville, et non seulement les provinces, pourront soumettre des projets aux termes du plan.
Il est important de signaler que le gouvernement fédéral a déjà investi abondamment dans l'infrastructure de Toronto et de la région métropolitaine. Et je ne parle pas ici de promesses; je parle de véritables projets. En voici quelques exemples :
De plus, en mars dernier, le premier ministre Stephen Harper a annoncé la mise sur pied de ÇA ROULE, un plan d'action sur les transports pour la région du Grand Toronto. ÇA ROULE est un ensemble de projets visant à réduire les embouteillages, à améliorer la qualité de l'environnement et à renforcer la croissance économique dans l'une des régions qui croît le plus rapidement au Canada.
ÇA ROULE consacre près de 1 milliard de dollars à divers projets de transport en commun dans la région du Grand Toronto, notamment :
Nous travaillons avec les promoteurs le plus rapidement possible et nous espérons signer des ententes de financement avec Mississauga, Brampton et Durham au début de la prochaine année. En fait, je tiens à préciser que nous sommes prêts à effectuer des remboursements dès la réception des reçus des promoteurs et que nous sommes prêts à faire des affaires. Le gouvernement du Canada souhaite aller de l'avant et ne mettra pas de bâtons dans les roues. Il veut offrir une aide financière, totale, complète et sans précédent.
Notre gouvernement appui également la restauration et le réaménagement de la gare Union et nous sommes prêts à y contribuer financièrement de concert avec le ministère des Transports de l'Ontario et la Ville de Toronto. Lieu historique, la gare Union est située au cœur de Toronto, ce qui rend sa restauration essentielle.
Cependant, étant donné son importance - c'est l'installation de transport de passagers la plus utilisée au Canada - il est indispensable que sa structure de gouvernance soit clairement établie avant que nous adhérions à quelque projet que ce soit. C'est pourquoi, nous encourageons la Ville de Toronto à mettre en place une entité de gouvernance responsable de la gare, tel qu'il est prévu dans le protocole d'entente entre la Ville et le gouvernement fédéral; par la suite, nous pourrons négocier une entente de contribution et procéder à la restauration et au réaménagement.
Je veux également souligner que le Canada appuie, par sa contribution de 385 millions de dollars à GO Transit, la construction d'une voie sur rails directe entre l'aéroport Pearson et la gare Union. L'évaluation environnementale nécessaire au lancement du projet a été retardée depuis deux ans et aucun signe de progrès ne pointe à l'horizon. L'absence de lien rapide, direct et fréquent entre le centre‑ville et l'aéroport d'une ville de calibre mondial comme Toronto est embarrassante. Tous les paliers de gouvernement doivent accorder la priorité à ce projet.
J'ajoute également - à la suite des critiques adressées au gouvernement fédéral pour ne pas avoir accordé les 350 millions de dollars promis à la Commission des transports de Toronto - que notre entente de financement reposait sur une condition : Toronto devait s'engager à accorder une aide financière annuelle à GO Transit venant appuyer, entre autres projets, la voie directe entre l'aéroport et la gare dont je viens de parler. Bien que le maire Miller ait d'abord accepté cette condition, il a changé d'idée plus tôt cette année, et il a refusé de signer l'entente comportant cette condition.
GO Transit est une société toute aussi importante aux yeux du gouvernement fédéral que la Commission des transports de Toronto. Nous n'accepterons pas d'en sacrifier une au profit de l'autre. Je souhaite seulement voir le projet se concrétiser rapidement, en partenariat et dans un esprit de fédéralisme d'ouverture.
J'aimerais aussi profiter de l'occasion pour dire à quel point je suis heureux de voir que notre financement initial pour l'initiative ‘Smart Commute' - un projet communautaire emballant et innovateur - a porté fruit.
Nous sommes également heureux de voir que Metrolinx appuiera ces efforts à partir du 1er janvier 2008, date à laquelle Smart Commute se joindra à cet organisme. Au fur et à mesure que le projet avancera, nous aimerions avoir l'occasion de travailler avec Metrolinx à l'atteinte de nos objectifs communs dans les domaines du transport durable et de l'amélioration de la productivité économique dans cette importante région de la métropole.
Le 30 juillet dernier, j'ai eu le plaisir d'annoncer l'Initiative de la Porte continentale et du Corridor de commerce Ontario-Québec, qui entraînera des répercussions importantes pour Toronto et toute la province d'Ontario.
En lançant cette initiative, les gouvernements du Canada, de l'Ontario et du Québec partagent un objectif commun : assurer au centre du Canada un système de transport stratégique, intégré et concurrentiel qui favorisera un mouvement efficace du commerce international et des échanges intérieurs à la base du commerce extérieur.
Nous examinons les perspectives à court, moyen et long termes, et toutes les mesures au-delà de l'infrastructure et qui influent sur la concurrence et la durabilité de notre système de transport de commerce international.
Ainsi, il existe de nombreuses occasions en Ontario, et particulièrement dans la région du grand Toronto, d'attirer d'autres activités commerciales internationales. À ce titre, nous collaborerons avec nos homologues provinciaux pour choisir les meilleures mesures à mettre en place pour profiter des ces occasions.
Une stratégie sera élaborée au cours des 24 prochains mois.
Allant toujours de l'avant, Ottawa poursuivra sa collaboration avec les provinces et les territoires pour prioriser le financement des infrastructures.
Par contre, nous sommes conscients que les gouvernements ne peuvent pas répondre seuls à tous les besoins en matière d'infrastructure. Nous admettons que l'expertise et les capitaux privés peuvent combler nombre d'écarts et contribuer largement à la construction de l'infrastructure. Et les Canadiens doivent pouvoir avoir l'occasion d'envisager des options de rechange en matière de financement et de partage de risques.
Nous avons beaucoup de travail à accomplir ensemble pour restaurer certaines de nos infrastructures et pour en construire de nouvelles.
Le Canada a également réalisé beaucoup de progrès dans l'utilisation des partenariats publics-privés (PPP) avec l'élaboration de certains projets de prestige, par exemple le projet Canada Line, un projet PPP de 2 milliards de dollars en Colombie-Britannique, qui a remporté un prix et qui comporte notamment des trains autopropulsés. Le gouvernement fédéral y a contribué 450 millions de dollars. C'est le projet de PPP le plus important des temps modernes au Canada. Très bientôt, le corridor Detroit-Windsor deviendra un PPP, ce qui renforcera notre capacité frontalière en Ontario.
Le gouvernement adopte un rôle de chef de file en favorisant les occasions de partenariats publics-privés par le biais du Fonds de partenariats public-privé de 1,25 milliard de dollars dans le cadre de Chantiers Canada. C'est la première fois que le gouvernement fédéral met des mesures du genre en place, et elles sont accessibles à des villes comme Toronto.
Nous travaillons aussi à établir un bureau des PPP qui favorisera l'utilisation des partenariats public-privé pour les projets d'infrastructure.
Mesdames et Messieurs, grâce à Chantiers Canada, le gouvernement fédéral a pris des mesures pour relever les défis liés au domaine de l'infrastructure, de s'assurer que nos villes sont prêtes à la croissance actuelle et à celle de l'avenir, et qu'elles peuvent soutenir la concurrence internationale.
L'infrastructure moderne est le noyau du niveau de vie des Canadiens et contribue grandement à la qualité de vie que nous valorisons.
Bien qu'il n'existe pas de réponses ou de solutions faciles, je pense qu'il est évident qu'une solide collaboration demeure le meilleur moyen d'améliorer l'infrastructure et de s'assurer que les citoyens vivent dans les milieux de qualité auxquels nous aspirons tous. Chantiers Canada parle d'investissement dans l'avenir de notre pays. Il parle d'une économie forte, d'un environnement sain et de collectivités plus prospères.
Merci.