Le 14 février 2008
Ottawa (Ontario)
La version prononcée fait foi
Chers amis,
Lorsque je suis entré en fonctions, j’ai rencontré les responsables de la FCM et les maires de différentes villes du Canada. Ils avaient mentionné le besoin de financement prévisible, souple et à plus long terme pour l’infrastructure. Nous avons fait beaucoup de progrès depuis.
Peut-être pas autant que beaucoup d’entre vous l’auraient souhaité. Mais certainement plus que n’importe quel gouvernement depuis la Deuxième Guerre mondiale.
Dans notre deuxième budget, l’an dernier, nous avons annoncé le plan Chantiers Canada, un plan sur sept ans de 33 milliards de dollars. Cet engagement sans précédent nous permettra de travailler ensemble pour restaurer l’infrastructure dans ce pays. Cela veut dire soutenir une économie en croissance, assainir l’environnement et bâtir des collectivités plus vigoureuses.
Je suis pleinement conscient du fait que les collectivités sont confrontées à des défis divers. Après tout, j’ai eu les mêmes défis à relever lorsque j’étais conseiller municipal il n’y a pas si longtemps.
Alors que les grandes villes doivent se livrer concurrence pour attirer les investissements et une population active compétente, les collectivités plus petites doivent offrir le même type d’infrastructure que les municipalités plus grandes si elles veulent assurer leur croissance et leur prospérité futures.
Notre plan fournit un financement prévisible et à long terme aux provinces, aux territoires et, aussi, aux municipalités. En fait, plus de la moitié des fonds – 17,6 millions de dollars pour être exact – ira aux municipalités par l’entremise du rabais de 100 pour cent de la Taxe sur les produits et services et aussi du Fonds de la taxe sur l’essence, et ce, afin de moderniser les infrastructures au Canada. Chantiers Canada générera, avec l’aide des autres paliers de gouvernement et des partenaires financiers, au moins 50 milliards de dollars en financement nouveau.
Mais il faut se rappeler que tous les gouvernements ont besoin d’agir de façon responsable dans la gestion de leurs budgets. À vrai dire, nous devons toujours nous rappeler que les partenariats sont une avenue à deux sens. Ensemble, nous ne pourrons peut-être pas déplacer la Terre comme Archimède voulait le faire, mais nous pouvons certainement générer un nombre impressionnant, et sans précédent, de projets, grands et petits, partout au pays.
Nous voyons déjà des résultats concrets pour les Canadiens.
Ces résultats, vous les voyez sous forme d’amélioration des réseaux d’égouts fluviaux, de nouvelles installations de traitement de l’eau, de réfection de routes, d’autobus verts pour les grandes villes, de centres de congrès améliorés, de galeries d’art et de musées rénovés.
Et nous ne faisons que commencer. Ce sont les résultats de Chantiers Canada.
Et rappelons-nous que je représente le gouvernement du Canada et vous, les administrations municipales. Cependant, il n’y a qu’un niveau de contribuables.
Les Canadiens ne s’attendent pas à ce que nous discutions de financement indéfiniment; ils s’attendent à ce que leurs représentants élus fournissent l’infrastructure dont ce pays a besoin. Les fonds sont là et sont disponibles.
Jusqu’à présent, nous avons conclu des ententes sur l’infrastructure aux termes du plan Chantiers Canada avec la Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve-et-Labrador, et le Nunavut.
Nous travaillons avec les autres provinces et territoires dans le but de signer d’autres ententes-cadres dès que possible.
Et je vous incite à envoyer un message clair à vos gouvernements provinciaux et territoriaux pour qu’ils signent ces ententes afin que les fonds puissent être versés et que les travaux relatifs aux projets puissent débuter.
Plus nous nous approchons du budget, nous savons déjà que les facteurs économiques fondamentaux du Canada sont solides. Le taux de chômage est à son niveau le plus bas depuis plus de trois décennies. Les taxes fédérales se dirigent vers leur plus bas niveau en plus de quarante ans. Les niveaux de dette diminuent. Les taux d’inflation et les taux d’intérêt demeurent faibles. Le revenu des ménages canadiens a solidement augmenté.
Cependant, nous ne pouvons nous montrer complaisants à l’égard de la croissance soutenue de notre économie.
La volatilité récente sur nos marchés financiers, venant principalement des États-Unis, pourrait demeurer pendant encore un certain temps. Les bons emplois sont menacés dans certaines de nos industries traditionnelles.
Notre gouvernement est au courant de ces défis. Cependant, en période d’incertitude économique, ce dont les Canadiens ont le plus besoin est le leadership de leurs représentants élus – à tous les paliers.
Lorsque vous nous avez demandé de prolonger le Fonds de la taxe sur l’essence, dans le Budget de 2007, nous l’avons prolongé jusqu’en 2014, ce qui donnera aux municipalités du financement prévisible, à long terme, ce qu’aucun autre gouvernement n’a fait auparavant au Canada.
Notre gouvernement a aussi porté le Fonds de la taxe sur l’essence à son niveau le plus élevé, soit 2 milliards de dollars par année à l’échelle nationale.
C’est pourquoi je vous incite aujourd’hui à être ambitieux et innovateur – tout en demeurant raisonnables et réalistes. Les possibilités nouvelles s’accompagnent de nouvelles responsabilités et les nouvelles ressources nécessitent des choix nouveaux.
Nous avons déjà démontré que nous étions disposés à vous écouter.
Le Fonds de la taxe sur l’essence passera de 800 millions de dollars en 2007-2008 à 2 milliards de dollars d’ici 2010, et il continuera à ce niveau pour un autre quatre ans, jusqu’en 2014. D’ici 2014, nous aurons fourni près de 12 milliards de dollars de financement provenant de ce fonds aux collectivités partout au Canada.
Nous avons aussi fourni 550 millions de dollars au Fonds municipal vert et, avec la FCM, nous avons investi dans plus de 650 projets communautaires partout au pays.
À date, ce Fonds a investi plus de 380 millions de dollars dans vos municipalités et vos collectivités. Il s’agit d’une réalisation importante pour laquelle nous devons tous être fiers.
En plus des initiatives dont je viens de vous entretenir, le gouvernement du Canada met de l’avant d’autres programmes pour encourager la durabilité.
L’an dernier par exemple, c’est avec plaisir que j’ai annoncé le programme écoMOBILITÉ de 10 millions de dollars, qui fait partie des initiatives écoACTION du gouvernement. Le programme écoMOBILITÉ vise à réduire les émissions provenant du transport urbain des voyageurs en aidant les municipalités à encourager leurs résidants à adopter des modes de transport moins polluants à leurs résidants, tel que les transports en commun, le covoiturage, le vélo et la marche.
Aujourd’hui, je suis heureux d’annoncer que Transports Canada a lancé une demande de propositions pour les projets de gestion de la demande de transport aux termes du programme écoMOBILITÉ. Un montant total de 4 millions de dollars est maintenant disponible.
Nous avons également agi en prenant l’engagement financier à l’égard du transport en commun le plus important et le plus à long terme jamais pris par un gouvernement fédéral.
Le financement du gouvernement du Canada pour le transport en commun a augmenté énormément depuis notre arrivée au pouvoir, et il a atteint plus de 1 milliard de dollars par année. Et d’autres fonds sont disponibles par l’entremise du plan d’infrastructure de 33 milliards de dollars, Chantiers Canada.
L’Association canadienne du transport urbain était l’hôte hier d’un forum national sur le transport en commun, auquel j’ai participé. Ce dernier offrira une plate-forme importante favorisant une coopération accrue entre les gouvernements et les intervenants, dans le but d’améliorer le transport en commun pour les Canadiens.
Ces exemples démontrent très clairement que nous sommes en voie de bâtir un Canada plus fort, plus sécuritaire et meilleur.
Merci.