Le 29 avril 2008
Ottawa (Ontario)
La version prononcée fait foi
Merci beaucoup.
Bonjour.
C’est avec plaisir et honneur que je souhaite, au nom du gouvernement du Canada, la bienvenue à tous, particulièrement à nos visiteurs de l’étranger, et je suis ravi de transmettre les salutations de l’honorable Lawrence Cannon, notre ministre des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités.
Il me fait aussi plaisir d’être présent parmi des invités prestigieux tel que le maire d’Ottawa, monsieur Larry O’Brien et Sir Ken Robinson.
J’aimerais également féliciter le Centre canadien d’expertise sur la culture et les collectivités de l’Université Simon Fraser pour avoir organisé ce symposium. Vous avez rassemblé des gens formidables. Je suis sûr que tout le monde est heureux de participer à ces quelques journées qui ne manqueront pas d’être instructives et inspirantes.
Je voudrais également remercier le Centre de m’avoir invité à parler ce matin.
C’est l’occasion de discuter de quelques-unes des activités qui font partie du portefeuille des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités et qui ne sont peut-être pas bien connues, bien qu’elles reflètent les réussites accomplies au sein des collectivités canadiennes.
Ce qui est bien connu, par contre, c’est l’engagement sans précédent de notre gouvernement à investir dans l’infrastructure publique au Canada : 33 milliards de dollars sur sept ans jusqu’en 2014.
Nous avons baptisé cet effort d’investissement « Chantiers Canada ».
Cela représente beaucoup d’argent et je pense que les Canadiens conviendront que c’est un bon placement.
Les Canadiens savent qu’une bonne infrastructure est la fondation de notre qualité de vie. Une infrastructure solide est apte à soutenir notre prospérité économique, préserve mieux l’environnement et rend les collectivités plus solides et plus sécuritaires. Nous comprenons tous cet aspect.
C’est pourquoi notre gouvernement a décidé d’approuver ces investissements historiques. Nous avons la responsabilité de créer un environnement qui permettra aux Canadiens de prospérer et de jouir d’une qualité de vie parmi les meilleures du monde.
Tout cela commence par des collectivités solides, sécuritaires et saines. Plus de la moitié de ces 33 milliards de dollars – 17,6 milliards – sera directement versée aux municipalités par l’intermédiaire du Fonds de la taxe sur l’essence et du remboursement de taxe sur les produits et services afin de soutenir leurs priorités en matière d’infrastructure.
Nous reconnaissons cependant que de bonnes routes et des transports en commun efficaces ne sont pas suffisants.
C’est pourquoi notre vision pour Chantiers Canada va au-delà des routes et des ponts nécessaires au mouvement des produits et des personnes.
Elle vise également à mettre en place une infrastructure culturelle capable de nourrir nos âmes.
Je parle de l’infrastructure qui nous lie les uns aux autres. Elle est aussi importante que les aéroports et les ponts car elle sert non seulement nos collectivités, mais aussi notre sens communautaire.
Le gouvernement s’est clairement engagé à investir dans le réseau routier national de base, l’infrastructure liée à l’eau et aux eaux usées, les transports en commun et l’infrastructure axée sur l’énergie verte. Le plan Chantiers Canada prévoit cependant aussi des catégories d’investissement supplémentaires qui concernent notamment les infrastructures culturelles et sportives.
Nous avançons d’ailleurs déjà vers la réalisation de ces objectifs qui couvrent tous les aspects de la culture :
Il s’agit là d’investissements substantiels et importants.
Ces projets bénéficieront aux collectivités, sur le plan culturel comme sur le plan économique. Ils contribueront en effet à les dynamiser, à enrichir la qualité de vie des résidants et ils les aideront à explorer et à exprimer leur créativité et leur patrimoine culturel.
Nous reconnaissons également que les industries culturelles génèrent aussi une certaine activité économique, attirent des travailleurs qualifiés et motivent les visites touristiques. En fait, on estime qu’en 2004, 3,1 % de l’ensemble de la population active canadienne travaillaient dans le secteur culturel.
Nous investissons également dans l’infrastructure de la large bande pour soutenir notamment les connections de toutes sortes, pas seulement économiques mais aussi culturelles. L’annonce, en octobre dernier, de l’engagement du gouvernement du Canada à connecter 100 % de la Nouvelle-Écosse au service large bande en est un bon exemple. Nous savons tous que le World Wide Web peut contribuer au succès d’un nouvel artiste, que ce soit dans le domaine des arts visuels ou celui des arts du spectacle. Ce réseau peut également permettre aux étudiants de découvrir des chefs-d’œuvre et de participer à des visites virtuelles de musées et de galeries d’art du monde entier.
Mais nous savons qu’il y a encore plus de possibilités.
Plus de possibilités mais aussi de nombreuses inconnues.
Nous savons que l’infrastructure culturelle est essentielle pour la solidité et le succès des collectivités. C’est pourquoi nous nous sommes engagés à faire ces investissements.
Mais nous avons la responsabilité d’investir de manière responsable et de façon à obtenir des résultats.
Il ne suffit pas de mettre sur pied l’infrastructure.
Nous avons besoin de lieux et d’espaces culturels mais nous devons les créer de manière à ce que le public les trouve attirants – des lieux et des espaces qui nous inciteront à sortir et à nous retrouver.
Des lieux et des espaces qui encourageront l’expression et les interactions humaines – l’essence même des collectivités et d’un pays.
C’est pourquoi les symposiums comme celui-ci sont importants. Infrastructure Canada est fier d’être associé au Centre canadien d’expertise sur la culture et les collectivités de l’Université Simon Fraser, qui mènera à terme un projet de recherche majeur visant à améliorer la capacité de constituer, de coordonner et de fournir de l’information sur les avantages que procure la culture aux collectivités canadiennes sur le plan culturel et en ce qui a trait à la qualité de vie.
La recherche et le réseautage doivent nous aider à mieux comprendre la façon dont les collectivités agissent au 21e siècle, la place que les gens accordent aux infrastructures culturelles au sein de leur collectivité et la façon dont on peut le mieux appuyer leur vision et leur créativité.
En effet, grâce aux infrastructures culturelles qui permettent de créer et de nourrir des visions, nous pourrons bâtir, ensemble, des collectivités créatives et visionnaires.
Merci beaucoup. J’espère que le symposium vous sera utile et instructif.